Affaire Fillon : indus pour les uns, dus pour les autres !

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Le 08 février 20

L’affaire de l’emploi de Mme Fillon ne manque pas d’interpeller les chômeurs, chômeuses et précaires. Comment ? Cette dame a perçu indûment pendant des années de l’argent public – pour des sommes qui sont extravagantes aux yeux de celles et ceux qui perçoivent des indemnités majoritairement en dessous du seuil de pauvreté et pour lesquels il s’agit d’un dû gagé sur des cotisations sociales – et M. Fillon devrait se contenter d’excuses ?

 

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Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, les chômeurs indemnisés et les titulaires des minimas sociaux sont régulièrement confrontés aux poursuites infamantes de Pôle emploi pour ce que cet organisme public appelle « les indus ». Très régulièrement il s’agit d’erreurs de Pôle emploi et/ou des conséquences d’une réglementation Unédic tellement changeante, redondante et imprécise que même les agents de Pôle emploi ne la maîtrisent pas. Les chômeurs n’en sont pas moins traqués par un service spécial de Pôle emploi pour « rembourser » des sommes qu’ils auraient perçues à tort. Les conséquences sont souvent dramatiques (outre qu’elles sont injustes et injustifiées) pour des familles qui vivent en dessous du seuil de pauvreté et se voient durement sanctionnées.

  1. Fillon a fait partie d’un gouvernement qui ne s’est pas privé de stigmatiser les chômeurs et précaires comme étant des « assistés ». Les interventions publiques de ses soutiens politiques accusent à chaque occasion les chômeurs d’être des fraudeurs, englobant d’ailleurs à tort cette affaire des indus à rembourser dans l’accusation de « fraude ». Sur le total des indus, les affaires de fraude sont insignifiantes et les plaintes réelles pour fraude déposées par Pôle emploi sont peu nombreuses voire rares.

Alors, trop c’est trop. Les excuses ne suffisent pas. Les indus des personnalités ayant une fonction publique sont inexcusables et sont des fautes pénales et morales. M. Fillon et sa famille doivent rembourser. Et M. Fillon faire des excuses aux chômeurs, chômeuses et précaires qu’il a insultés deux fois : en fraudant avec l’argent public et en les stigmatisant avec des insinuations calomnieuses.

Les idées reçues sur les chômeurs ne viennent pas de nulle part. Elles sont véhiculées par des responsables politiques, des partis politiques, des personnes qui en définitive défendent leurs privilèges, comme on le voit dans l’affaire Fillon.

Répliquons en multipliant les débats citoyens autour du livre collectif (vingt-cinq associations et syndicats) qui vient de paraître : Chômage Précarité : Halte aux idées reçues.

 

 

Contact presse : Jacqueline Balsan,

Présidente du MNCP, 06 84 95 34 08 

Pierre-Edouard Magnan, Délégué Fédéral, 06 79 91 63 18

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