Détournement de fonds publics: Laurent Wauquiez visé par une enquête après un voyage en Chine

Alors Monsieur anti-assistanat, encore la faute des  pauvres et du RSA ?

SOURCE:http://www.20minutes.fr/politique/2041431-20170331-lyon-enquete-ouverte-apres-voyage-laurent-wauquiez-chine

JUSTICE Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dément avoir utilisé des fonds publics pour organiser une rencontre de soutiens à François Fillon en marge de ce déplacement…

Laurent Wauquiez durant le meeting de Nicolas Sarkozy le dimanche 9 octobre au Zénith de Paris. Crédit: CHAMUSSY/SIPA
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Laurent Wauquiez durant le meeting de Nicolas Sarkozy le dimanche 9 octobre au Zénith de Paris. Crédit: CHAMUSSY/SIPA
Laurent Wauquiez durant le meeting de Nicolas Sarkozy le dimanche 9 octobre au Zénith de Paris. Crédit: CHAMUSSY/SIPA – SIPA
C. Ape.
Publié le 31.03.2017 à 13:15
Mis à jour le 31.03.2017 à 15:34
Laurent Wauquiez, qui s’est rendu en Chine en compagnie d’entrepreneurs, l’a fait au frais de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un déplacement en compagnie d’entrepreneurs qui n’aurait pas posé problème s’il n’avait été ponctué d’une soirée de soutien et d’un appel aux dons pour la campagne de François Fillon.
Le site Rue89Lyon a révélé jeudi qu’une enquête préliminaire vient d’être ouverte par le parquet de Lyon. Elle devra déterminer si des deniers publics ont été ou non utilisés pour l’organisation de cette soirée politique, lors de ce déplacement à Shanghai mi-février.
« Mélange des genres »
Mais Laurent Wauquiez est formel. « Pas un euro d’argent public n’a été dépensé pour cette rencontre », a-t-il assuré par l’intermédiaire de son cabinet.
Le conseiller régional du groupe « socialiste et démocrate » Stéphane Gemmani, a évoqué « un mélange des genres entre l’intérêt général de la région, qu’il [Laurent Wauquiez] est censé représenter, et les intérêts particuliers et partisans de la campagne du candidat Fillon ».
>> A lire aussi : Laurent Wauquiez accusé d’avoir mis en place «un plan social déguisé»
Il a saisi par courrier le procureur de la République, la Commission nationale des comptes de campagnes et le trésorier-payeur général.
Rue89Lyon poursuit en expliquant qu’une réquisition de documents avait eu lieu le 23 mars dans les bureaux du conseil régional. Toutefois, l’affaire pourrait « être classée par la justice dans les prochaines semaines ».
La Commission nationale des comptes de campagne a expliqué ne pas pouvoir se plonger dans ce dossier avant la fin de la campagne présidentielle.

Wauquiez, croisé anti-assistés

Le ministre des Affaires européennes s’en est pris au «cancer de la société française». Décryptage des trois pistes qu’il a avancées.

SOURCE :http://www.liberation.fr/france/2011/05/10/wauquiez-croise-anti-assistes_734612

Pas facile de se faire entendre dans le brouhaha d’une majorité cacophonique. Laurent Wauquiez a trouvé la solution : être le premier à traduire en proposition de loi les aspirations du peuple de droite. Copé avait préempté la peur de l’islam. Wauquiez, lui, s’est emparé du combat contre «l’assistanat».

Colère.«Un cancer de la société française», s’est-il emporté dimanche soir au micro de RMC. S’exprimant en sa qualité de chef de son club de réflexion, la Droite sociale, le ministre des Affaires européennes a annoncé le dépôt d’une proposition de loi qui impose un «service social» à tous les bénéficiaires du RSA. Ce travail obligatoire serait d’abord expérimenté dans des départements volontaires.

Pour le père du RSA, Martin Hirsch, l’initiative repose sur un contresens : «C’est absurde, la création du RSA vise justement à en finir avec l’assistanat. Contrairement au RMIstes, les allocataires du RSA sont obligés, sauf problème de santé grave, de rechercher un emploi.» Très en colère, hier soir sur France 2, il a dénoncé une manœuvre politicienne : «On n’a pas le droit de faire croire des choses fausses aux Français. Même quand on est en campagne électorale, tous les coups ne sont pas permis !»

Dans l’entourage de l’ancien haut-commissaire, on suggère que le ministre, 36 ans, trahit plus un besoin désespéré d’exister que de réelles convictions. N’avait-il pas participé, au côté du président d’Emmaüs, à la réflexion sur les problèmes de pauvreté voulue par Jacques Chirac en 2005 ? Dans son livre confession Un huron à l’Assemblée nationale, Wauquiez confiera en 2006 que ce travail préfigurant le RSA fut un grand moment de sa carrière de jeune parlementaire. Mais à partir de 2007, quand les deux hommes se sont retrouvés dans le même gouvernement, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Wauquiez, a très mal supporté que Hirsch empiète sur son territoire.

Difficultés. Dans la majorité, on s’explique mal que l’héritier de Jacques Barrot et de la tradition démocrate-chrétienne s’empare d’un sujet sur lequel on attend plutôt les ultra-libéraux, voire l’extrême droite. La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, a très sèchement réagi : les propositions de Wauquiez «posent des difficultés de principe et de mise en œuvre», a-t-elle tranché hier.

De son côté, le patron de l’UMP, Jean-François Copé, grand seigneur, a fait savoir qu’il réserverait le meilleur accueil à cette «importante contribution». Savoureux retournement des choses, puisque Laurent Wauquiez avait été, ces dernières semaines, l’un des plus virulents opposants aux débats controversés lancés par le même Copé.

A lire dans notre zone abonnés ou en kiosque, les trois propositions de Wauquiez passées au crible:

Un plafonnement des aides sans rapport avec la réalité

Les étrangers pris pour boucs émissaires

Des allocataires stigmatisés et rappelés à leurs «devoirs»

Alain Auffray

 

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