Les forces de l’Amour.

Les grandes voix qui défendaient ceux qui n’en avaient pas, (de voix), se sont éteintes, L’Abbé Pierre qui disait à ceux qui possédaient, que c’était eux qui avaient du sang sur les mains, et que ceux qui prenaient les armes pour survivre, étaient bien moins coupables

 

 

Stéphane Hessel qui nous demandait de nous indigner et de nous engager contre les injustices de notre époque.

 

 

 

La lettre de Missak à sa femme, 2h avant d’être fusillé:

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

 

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps. Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous
 survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement.

Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la  qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… 

 

 

J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta soeur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus.

Je t’embrasse bien fort ainsi que ta soeur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cour. Adieu.

Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu
peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène.

 

 

 

 

Lucie et Raymond Aubrac qui jusqu’à la fin de leur vie, ont porté la flamme de la Résistance, pour que nous comprenions que nous en sommes les héritiers ; que c’était maintenant que cet héritage nous revenait et  que nous avions le devoir de faire que sa flamme ne s’éteigne jamais !  Et combien d’autres, comme Antoine de Saint Exupéry, qui avant de disparaître nous alertait dans sa lettre au Général X, de toute l’absurdité du système économique qui nous réduit   à la condition de robot, dont la programmation est production et consommation, nous bétail doux et soumis !  Nos élites, ne devraient-elles pas avoir l’obligation de lire Citadelle, avant de prétendre nous gouverner ?

http://mncp71.fr/?p=2502

 

 

Parmi ces grandes personnes il nous reste un couple, les Klarsfeld, ces deux là, tout les éloignait, lui enfant de la déportation Juive, elle Allemande, au père soldat envoyé dans la tourmente. Leur force, c’est l’amour et  leur union, leur foi en la justice. Ils se sont toute leur vie, battus pour un idéal, afin que soient  jugés ceux qui ont porté la haine, l’intolérance, le racisme, la xénophobie, jusqu’au massacre de masse. Nous devrions suivre leur exemple, ils ont prouvé que nos différences quand on les unies, peuvent devenir une force contre l’horreur de l’arbitraire. Ils sont encore là et pour longtemps, je le souhaite. Nous devrions les célébrer,  pour leur dire ce que nous leur devons, ils ont rétabli l’honneur des humains que nous sommes. Sans haine, mais avec conviction ils ont permis à ceux qui sont morts et à ceux qui ont souffert, de ne pas rester que des ombres dans la mémoire collective.

 

Emmanuel Macron a dénoncé avec véhémence, dans l’avion le ramenant d’Israël jeudi soir, « les discours politiques extraordinairement coupables » affirmant que la France est devenue une dictature, et justifiant de ce fait la violence politique et sociale.

« Aujourd’hui s’est installée dans notre société – et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables –, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée », accuse le président dans un entretien que doit diffuser Radio J vendredi 24 janvier au matin.

Et de lancer :« Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! La dictature, elle, justifie la haine. La dictature, elle, justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l’autre, l’interdiction de la violence, la haine à combattre. »

Selon Emmanuel Macron, « tous ceux qui, aujourd’hui dans notre démocratie, se taisent sur ce sujet, sont les complices, aujourd’hui et pour demain, de l’affaiblissement de notre démocratie et de notre République. »

Moi je ne me tairai pas, oh non! 

Si un jour nous étions capables d’anéantir l’individualisme qui divise tout, alors au nom de l’humain nous ne laisserions personne nous diviser et cliver, comme ce genre de personne faisant preuve d’autoritarisme. Non la France n’est pas une dictature c’est une évidence, mais lui est bien un petit dictateur égocentrique !

 

 

Parfois quand je regarde Monsieur Macron, je vois un petit  Jules César, pétri d’orgueil,  qui méprise son peuple en ne l’écoutant pas, prétextant que ce peuple ne comprend pas la mondialisation et le capitalisme, que le monde change,  ce capitalisme fou pourtant  s’y nourrit comme un tique sur le bétail, en consommant la planète et les hommes, créant nombre de guerres absurdes, c’est vrai qu’il est bête ce peuple, qui ne comprend pas qu’il doit se sacrifier pour  ceux qui possèdent déjà tellement !

 

Mais attention Monsieur Macron, à trop vouloir souffler sur les braises de la division de votre peuple, vous risquez de ne plus être l’empereur César, mais devenir Néron incendiaire de Rome et de son empire !

 

 

 

Comprenez- vous les humains, que c’est la différence qui nous enrichie, le racisme c’est être bien pauvre et bien seul

 

 

 

 

 

Si un jour perdu dans le désert, mourant de soif, passe le caravanier, que diras-tu de lui ? Tu ne verras plus la couleur de sa peau, ni même sa langue que tu ne comprendras pas. Tu prendras la gourde qu’il te tendra, il te ramera à la vie, alors en lui tu ne verras plus que l’humain. A cet instant, il est devenu ton frère !

 

 

 

 

 

Et pour ceux qui ne comprennent rien, je dédie un extrait du Petit prince (pour Manu

Mais le vaniteux ne l’entendit pas. Les vaniteux n’entendent jamais que les louanges. – Est-ce que tu m’admires vraiment beaucoup ? demanda-t-il au petit prince. – Qu’est-ce que signifie admirer ? – Admirer signifie reconnaître que je suis l’homme le plus beau, le mieux habillé, le plus riche et le plus intelligent de la planète …

Antoine de Saint Exupéry  « le Petit Prince »

 

Pascal Guillemoz 

 

 

 

 

 

 

 

Visits: 2 Visits: 290918

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

You may use these HTML tags and attributes:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.