Ami entends-tu le bruit sourd dans la nuit, du pays confiné, que l’on enchaine.

 

Alors que j’écoute Vivaldi, « j’aime la musique baroque », confiné dans la prison gouvernementale, la prison Covid-19, mon esprit vagabonde. Je repense à ce jour, où celui qui se prend pour Jupiter ou bien encore pour le descendant de Georges Clémenceau, nous annonçait que notre nation était en guerre.  J’étais encore loin de me douter, je l’avoue que cette guerre-là, serait prétexte à des batailles contre la liberté et contre le peuple de France. Comment entre les mains de ce jeune homme au regard fixe et sans empathie, notre pays, celui de Rousseau, de Beaumarchais, de Voltaire, de Victor Hugo, de Louise Michel, de Jean Moulin, de Saint-Exupéry, peut-il se laisser emporter vers ces temps les plus noirs du monde, par la volonté d’un petit orgueilleux. Je me le demande bien ! Daniel Cordier vient de rejoindre Rex, alias Jean Moulin, là-haut au paradis des amoureux de la liberté. Daniel Cordier, celui que rien ne prédestinait à devenir héros de l’histoire de France. Homme discret, par conviction et par fidélité, sorti de l’ombre pour défendre, après-guerre, l’honneur de Rex. Né dans une famille traditionaliste, rien ne le destinait à la résistance, d’autant que dans le milieu dont il était issu, beaucoup avait choisi Pétain, la collaboration voire l’engagement dans la milice, portant les affres d’un Antisémitisme acerbe et hideux. Daniel Cordier, lui avait fait le choix de la liberté et de l’honneur. Que va-t-il rester de ces femmes et de ces hommes qui se sont battus avec des armes, mais aussi avec leurs plumes pour la liberté humaine, que restera-t-il quand ils disparaissent ? les beaux discours, les belles paroles, sans honte des politiciens en noir, ne tarissent pas de mansuétude pour ceux-là mêmes dont ils détruisent les œuvres ! Daniel Cordier, tout au long de sa vie a fait vivre l’héritage de Jean Moulin, en défendant avec conviction et opiniâtreté, la mémoire du créateur du Conseil National de la Résistance, il s’est dressé contre ceux qui voulaient la salir. Porteur des vérités de l’histoire, Histoire avec un grand H, porteur de l’espoir de la liberté, Liberté avec un grand L, ainsi il nous a quitté. Mon esprit vagabonde je vous l’avais dit, toujours sur un concert de Vivaldi, Dehors la nuit est froide au ciel étoilé, froide comme l’humanité de notre époque, mais peut être devrais-je dire l’inhumanité actuelle, ce monde de robots, de fonctionnariat universel, que le visionnaire Saint-Exupéry, clairvoyant nous prédisait dans sa « Lettre au Général X », de 1943. La liberté celle de manifester, la liberté de la presse, la liberté d’écrire, la liberté de parler, Le petit orgueilleux jupitérien, nous enlève ces droits fondamentaux, avec des lois scélérates, entérinées par ses collaborateurs zélés de la Ripoublique en Marche ! Antoine si tu savais !  En guerre !  Moi passionné de l’histoire de notre France, je ne peux m’empêcher de repenser, sans y faire un parallèle avec la drôle de Guerre, la débâcle, puis de la soumission à une idéologie mortifère, celle du nazisme. Ce sont de vieux généraux incompétents qui ont conduit l’une des armées la plus puissante d’Europe à s’effondrer, malgré la valeur et la combativité de nos soldats. Ces hommes qui bien à l’abri derrière les lignes, donnaient des ordres et des contre-ordres. Pourtant, plus tôt un jeune Colonel au nom de De-Gaulle, avait prédit qu’un peuple d’industriels ferait succomber un peuple d’agriculteurs. Visionnaire lui aussi, il prônait la mécanisation de l’armée et l’augmentation des effectifs de la Cavalerie Blindée. Aujourd’hui, tous ces chercheurs qui influencent les décisions de notre bon Jupiter, ne ressemblent-ils pas à nos vieux généraux de 40, et ce gouvernement qui nous dit le masque ne sert à rien, puis nous applique de lourdes amendes, si nous ne le portons pas ?  Est-il cohérent ? quand il désarme notre armée courageuse et dévouée de soignants, fermant des lits d’hôpitaux. Justement, revenons à Antoine, dans son livre posthume Citadelle, il écrivait « j’ai le droit d’exiger l’obéissance parce que mes ordres sont raisonnables », les injonctions de ce gouvernement sont-elles raisonnables, la désobéissance est-elle illégitime ?   Avec de telles personnes à conduire nos destins où allons-nous ?   Non contents de leurs incompétences et des « Moi Je » du petit Clemenceau d’opérette, ils profitent de nous avoir enfermés pour museler la presse et éteindre la belle flamme de la liberté pour un peuple qu’il entraine dans une lourde obscurité. Qui va se lever et s’opposer, ceux qui le font, dans l’hémicycle, le font en ordre dispersé, mon dieu que ne leur manque-t-il donc un Jean-Moulin et un Daniel Cordier ? il y a peut-être parmi eux ,  un de-Gaulle, un homme au verbe fort qui nous dit vouloir combattre le totalitarisme ambiant et une fois la guerre gagnée, au sortir de l’air despotique Macronien, voir l’avènement d’une nouvelle République, comme l’a fait  l’homme du 18 juin 1940.  Les Gardiens de la paix sont devenus des forces de l’ordre, le gardien peut être ange, la force, elle être bien obscure. Ce petit César a peur du peuple de France, au point de se réfugier derrière une garde prétorienne de Robocops, aux allures de Playmobil auxquels on donne pouvoir de frapper, ouvrant les crânes, éborgnant des innocents, hommes ou femmes, gazant et allant jusqu’à faire mettre à genoux les mains sur la tête des collégiens, les humiliant. Mais qu’est devenu mon pays, qu’est devenue ma France ? Dans ma vie j’ai été fier de porter un uniforme, justement celui de la Cavalerie Blindée, celui de Dragon. J’avais alors sur mon dos tout le poids d’un héritage glorieux et à l’épaule une fourragère gagnée par nos courageux anciens au feu de l’ennemi, se sacrifiant avec gloire, pour la liberté de notre peuple. Oui j’étais fier Dragon de servir, mais ces hordes noires de Robocops, quelle fierté peuvent t’elles ressentir en préservant les intérêts de politiciens corrompus, servant les intérêts de l’argent et non celui de la nation. Que faut-il peu de conscience et n’avoir de cerveau pour s’engager sous de telles unités ! Face à la violence d’un pouvoir n’ayant plus que cela pour se maintenir, la Résistance ne s’impose-t-elle pas à ceux qui sont épris de justice et de liberté ?     

Il est déjà deux heures trente du matin, la musique baroque me tient éveillé, autant que mes convictions affichées dans mes propos, pourtant il faut parfois savoir être raisonnable pour rejoindre le ciel étoilé du pays des rêves. Qui sait ? j’y retrouverai peut-être ce Jean Moulin, qui manque tellement à notre époque.

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3 thoughts on “Ami entends-tu le bruit sourd dans la nuit, du pays confiné, que l’on enchaine.

  1. admin

    Merci, cela me touche, pourtant ce n’est là que la réflexion, d’une soirée sans sommeil. Merci infiniment,

    • Groult

      Superbe analyse et présentation. Merci de faire référence à notre histoire pas si lointaine ou malheureusement la France n’a pas était belle et courageuse.
      Merci de parler de ceux qui l’on aidée à se redresser à lutter et se libérer, l’histoire étant un éternel recommencement, j’espère de tout cœur que cette fois ci encore une personne, homme ou femme l’aidera à reprendre son courage et remettra ces mots magiques liberté égalité fraternité à l’honneur. Merci de ce beau texte.

  2. anonym

    Pascal Guillemoz, j’espère que vous avez conscience des mots et de ce texte. Il a une portée plus haute que la Marseillaise.

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