la loi des Corleone .

 

 

SYNDICAT LIBRE DES CHOMEURS ET PRECAIRES DU CREUSOT

 

Monsieur David MARTI

Maire de la Ville du Creusot

Hôtel de Ville

BD H.P. Schneider

CS80091

71206 Le Creusot Cedex

 

Le Creusot, le 10/12/2020

Lettre recommandée avec AR.

Objet : Réponse à vos courriers du 18/11/2020

REF. AM/10- N°5 et du 03/12/2020 REF.AM/11-N°16.

 

 

Monsieur le Maire,

J’accuse réception de votre courrier LR /AR en date du 3 Décembre 2020.

J’ai bien pris acte de l’échéance de notre convention, d’une durée de 12 ans, tacitement renouvelable de deux ans en deux ans, concernant l’occupation du local mis à la disposition par notre Mairie.

Attachés aux dispositions légales, nous ferons donc notre possible pour remettre les clefs de notre bureau au 31 décembre 2020.

Je souhaite attirer votre attention sur le fait que nous n’avons pas accès à nos locaux, puisque la Maison des Associations Guynemer est actuellement fermée et cela depuis de nombreuses semaines, en raison de la pandémie, dite COVID19. A l’heure où je rédige ce courrier, nous sommes tous dans l’attente de nouvelles décisions gouvernementales. Compte tenu de cette situation, j’émets donc des réserves sur la possibilité d’effectuer un déménagement si cela est contraire aux restrictions mises en place par les autorités. En ma qualité de responsable, vous comprendrez que je souhaite respecter les décrets gouvernementaux et que je n’exposerai personne à des risques sanitaires, pas plus que juridiques. Ceci dit, si nous n’avons pas d’autres contraintes hormis celle que nos locaux soient à nouveau accessibles et ceci dans un délai raisonnable.  Nous ferons donc notre possible pour accéder à votre demande.

 

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Dans votre courrier simple, daté du 18 novembre 2020, qui nous demandait de rendre les clefs de notre bureau avant la date du 15 novembre 2020, je me suis trouvé face à un problème insoluble.  Comment faire un retour vers un passé de quelques jours ? J’ai contacté vos services afin de trouver une réponse ou bien un conseil face à cette situation. J’ai donc demandé à ce que soit mis à notre disposition une machine à remonter le temps, éventuellement du genre Deloréane DMC-12, bien connue dans le film « Retour vers le Futur », pour ses capacités de voyages temporels.  Vos services me répondant qu’ils ne disposaient pas de telle machine, je suis heureux de voir que vous avez rectifié les paramètres de cet espace temporel qui pour nous, était à la fois énigmatique mais surtout insoluble. L’absurde par l’absurde !

Plus sérieusement, nous avons transmis à nos Avocats « Cabinet Gavignet et Associés à Dijon (21), votre courrier pour analyse juridique. Sachant que votre souhait de nous retirer notre bureau ne souffre d’aucune contestation de notre part, vous connaissez notre attachement au respect du droit, il n’en reste pas moins que Maître Si Hassen qui gère ce dossier, a attiré notre attention sur plusieurs points de droit à faire valoir. A l’étude de notre convention, elle indique je cite « La jurisprudence est par ailleurs constante sur le fait qu’il ne peut y avoir de convention d’occupation du domaine public tacite, un écrit est impératif ». Nous constatons donc cette irrégularité.  Dans cette convention. Je vous ai demandé, dernièrement et à titre personnel, de pouvoir consulter des documents en Mairie, je souhaite donc que vous rajoutiez à la liste de ces documents, l’ensemble de toutes les conventions d’occupation du domaine public au bénéfice de toutes les Associations, Syndicats ou structures qui en bénéficient sur notre ville et cela sur une période de 12 ans. Je vous en remercie par avance. Quand on prend certaines décisions, il faut être attentif à ne pas ouvrir la boîte de Pandore.

Un autre point juridique pose question, dans votre courrier du 18 novembre, vous nous informez que nous n’aurions plus d’attribution d’une salle pour organiser nos réunions mensuelles. Notre Avocate y oppose « le droit à l’égalité de traitement ». Vous voudrez bien revenir sur cette décision contraire au droit, en donnant des suites favorables à nos demandes de salles, faute de quoi nous serions amenés à saisir la juridiction compétente pour faire valoir ce droit, ou bien alors vous devrez supprimer cette possibilité à toutes les associations Creusotines. Nous attendons donc vos écrits, avant d’effectuer une saisine, ainsi qu’un signalement auprès du Préfet de notre département.  Je ne doute pas que vous aurez à cœur de rétablir cette égalité de traitement, le plus rapidement possible. 

Nul besoin de vous rappeler que nous, citoyens, vous avons octroyé un bail d’une durée de 6 ans, (il reste un peu moins de 5 ans et demi, que cela passe vite), à disposer de notre Mairie pour y travailler au bénéfice de nous tous. Sur le fronton de ce bâtiment, vous avez certainement pu lire trois grands principes inaliénables de notre République « Liberté, Egalité, Fraternité ». Nous vous demandons de respecter cette exigence d’Egalité, qui semble vous avoir échappé.

Enfin dernier point juridique, notre Avocate nous informe qu’il nous ait possible de solliciter l’obtention d’un nouveau local, le cas échéant, la convention ne comportant pas de « Clause expresse contraire », cela nous ouvre droit à une demande d’indemnité financière. Par conséquent par ce courrier, nous sollicitons derechef, l’attribution d’un nouveau local, ou l’attribution d’une indemnisation financière de contrepartie. Pour des raisons d’organisation évidente, nous souhaitons une réponse rapide à notre demande.

 

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Nous avons également, une lettre de Monsieur Billardon (votre prédécesseur) en date du 12 mars 2015, nous autorisant la domiciliation de notre association « Maison de La Citoyenneté et de l’Accueil Solidaire 71 », à la même adresse que notre Syndicat. Nous souhaitons savoir si nous conservons le bénéfice de cette décision du Maire (voir pièce jointe) ou si vous souhaitez une disposition contraire. Nous transmettrons votre réponse à notre Avocate pour en connaître la portée juridique.

Nous sommes donc dans l’attente expresse d’une réponse sur les points de droit que soulève notre Avocat Conseil.

 

Maintenant sur la forme, je tiens à répondre aux propos que vous tenez dans votre courrier du 18 novembre 2020 et d’y rétablir la vérité.

En ce qui concerne le fait que vous souhaitiez réattribuer notre local à une association qui selon vos dires, aurait 6 adhérents de plus que la nôtre, permettez-moi d’en sourire, d’une part vous vous basez sur une déclaration de 2019, or nous sommes fin 2020 et le confinement créant de nouvelles problématiques sociales, nous a amené de nouveaux adhérents. Il ne vous a pas échappé que nous sommes tous bénévoles ayant pour mission d’aider, d’accompagner et de soutenir les personnes qui en ont besoin, nous recevons et accompagnons chaque année en moyenne 150 personnes. Vous comprendrez bien que si nous imposions une adhésion à des gens déjà en difficultés, nous ne serions pas en accord avec nos principes, qui sont d’apporter une aide sans réserve, à tous ceux qui nous demandent de l’aide. Il est évident que si nous sollicitions une adhésion obligatoire pour intervenir, nous aurions plusieurs centaines de membres, mais encore une fois une seule chose compte pour nous « SERVIR ».

A vous lire, nous comprenons que vous ne connaissez en aucune façon le champ de nos missions et interventions, mais cela est compréhensible puisque que depuis 15 ans d’activité bénévole, au service de vos administrés, aucun élu municipal et cela malgré plusieurs sollicitations, ne s’est intéressé à notre travail, ni ne l’a soutenu. Nous avions bien compris que pour bénéficier d’aides substantielles de notre municipalité, il était de coutume que des élus soient impliqués dans les organes décisionnaires associatifs DIXIT, les rapports 2016 (Le Creusot) et 2018 (CUCM) de la CRC de Bourgogne. Nous ne dirons pas ici le droit, ce n’est pas de nos compétences syndicales, d’autres plus structurées en la matière, se chargeront de cela.

Vous laissez entendre dans votre courrier, que nous n’aurions qu’une action administrative au bénéfice de nos publics, encore une fois cela démontre votre manque d’intérêt pour notre implication au service des personnes en difficultés de notre ville depuis 15 ans. Je vais donc ici, remettre les pendules à l’heure.

A titre personnel, fort d’une formation en Droit du Travail, j’ai bénévolement plaidé devant les Tribunaux des Prud’hommes, 12 ans avant que la majorité présidentielle, vos alliés de circonstance, impose par décret une Loi Travail, nous empêchant de poursuivre la défense des droits pour les plus précaires sans pouvoir contributif. Pourtant durant de nombreuses années fort de mon expérience, mes plaidoiries ont donné lieu à une majorité de succès ! Etant très rigoureux dans la construction de mes dossiers et de leurs soutenances, je n’ai connu que de très rares appels des parties adverses. Précisant qu’une seule fois, la Cour de Dijon a remis en cause un jugement obtenu, mais pour les autres cas les condamnations ont souvent été confirmées et même aggravées.

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Pourquoi les gens s’adressaient à nous ? Et bien vous l’aurez entendu, contrairement aux autres Syndicats ayant pignon sur rue, nous n’exigions aucune adhésion, pas plus que d’avoir le bénéfice de l’article 700 du Code pénal ! Pour des personnes n’ayant pas de moyen contributif, nous sommes là ! J’ai eu le plaisir de remettre, à certains, nous ayant fait confiance, des chèques de plus de 50 000 €, je tiens pour preuve photocopies de chèques et jugements, cela sans en tirer aucune somme, ni cotisation ! Nous avons toujours privilégié le dialogue avant de saisir la justice, nous avons effectué de nombreuses médiations employeurs / salariés, qui après information de la DIRECCTE, permettaient la sauvegarde de l’emploi, nous avons eu de belles réussites de médiations dont nous sommes très fiers ! Nous avons aussi aidé des responsables d’entreprises, par nos conseils à rester dans la loi et d’éviter de gros problèmes juridiques. Administratif, disiez-vous !

Dans le cadre de médiations, nous avons eu le plaisir de recevoir dans notre « petit » bureau, non seulement une DRH, mais un Directeur de l’Unité de production creusotine de la SNECMA, du groupe Safran. Notre crédibilité est et reste importante et nous y sommes attachés.

Nous continuons des Conseils en Droit du Travail, Social et Pénal, en collaboration avec nos Avocats du Cabinet Gavignet de Dijon, Cabinet aux compétences pluridisciplinaires, avec qui nous avons signé une convention de partenariat il y a quelques années.

Mais nos actions ne se limitent pas au Droit du Travail, vous vous souvenez certainement nous avoir reçus, quand vous étiez Adjoint au Maire en charge de la politique d’urbanisme de la ville et du logement. Nous sommes intervenus sur des cas d’urgence, en matière de logement pour des personnes que nous soutenions dans la difficulté. Il serait par ailleurs malhonnête de ne pas vous rendre hommage à ce propos, car en plus d’avoir une oreille attentive, vous nous avez aidés et êtes intervenu plusieurs fois à trouver des solutions pérennes pour ces personnes en difficultés, soyez-en encore remercier. Administratif disiez-vous !

 

Contrairement à vos dires, et outre ce que j’évoque en matière d’accompagnement plus haut, nous avons bien d’autres actions. Nous avons travaillé avec succès avec la Régie de quartier, pour qu’un jeune détenu obtienne un contrat de travail lui permettant de sortir de détention, il était dans une situation suicidaire. Nous avons rencontré dans cette coopération avec la Régie, des salariés magnifiques et investis, qu’ils en soient également ici remerciés, nous y joignons toute notre reconnaissance. Quand une vie est en cause vous pouvez être sûr de notre engagement ! Aujourd’hui ce jeune homme reconnu comme un travailleur sérieux, bénéficie d’un travail en CDI, a fondé une famille et est devenu papa. Nous sommes très fiers de cela et vous comprendrez que nous sommes indignés, quand vous dites que nous n’avons qu’un rôle administratif !

Je ne vous parlerai pas ici, du travail avec la Banque de France afin de trouver des solutions pour que des privés d’emploi ou précaires en grave situation d’endettement, puissent ensuite accéder plus sereinement à des parcours de formation, en coopération avec notre partenaire institutionnel qu’est Pôle Emploi.

 

 

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Nous avons aussi détecté des cas de maltraitance sur épouses ou compagnes, à force de patience, nous avons convaincu ces femmes de porter plainte considérant le danger auquel elles étaient soumises. Nous avons travaillé avec des OPJ de la Police Nationale, participant même à leur demande à des auditions, considérant que par le fait que les victimes avaient une grande confiance en nous, notre présence était rassurante. Nous avons coopéré ensuite avec les Avocats, assisté aux audiences de Correctionnelle et obtenu de lourdes condamnations, dont la réussite est liée à notre énergie. Encore une fois nous sommes là, bien loin d’une action administrative !

Nous avons obtenu de différentes caisses, l’abandon partiel ou total de nombreux indus. Cela a permis aux personnes concernées, de pourvoir reprendre une vie et des projets de façon sereine.

Nous avons été confrontés à toutes les injustices sociales, administratives, politiques, voir humaines qu’induit notre époque, nous avons acquis une solide expérience et avons travaillé avec de nombreux partenaires publics ou privés. Saluons aussi le travail de nos Sous-préfets (es) successifs d’Autun, ils ont toujours été à notre écoute, nous recevant, nous conseillant, ou même nous aidant de la façon la plus Républicaine, nous leurs devons beaucoup.

Notons le travail fait avec Monsieur Éric Boncourt, qui nous a fait confiance, grâce à lui nous avons pu aider à sécuriser la présence des citoyens participant au mouvement dit « Gilets Jaunes », présents sur le rondpoint Jeanne Rose. A noter que notre Fédération nationale, (MNCP), s’est déclarée en soutien de ce mouvement dès son début. Nous avons rencontré de nombreux de vos administrés dans ce mouvement. Nous avons modestement participé à ce que tout se passe bien entre forces de l’ordre et manifestants, en lien avec le Sous-préfet de l’époque. Nous avons été les interlocuteurs à plusieurs reprises des forces de l’ordre, s’adressant à nous comme médiateurs. Notre fierté, nous n’avons connu aucun débordement, ni violence, rencontré des citoyens de toutes origines, de tous niveaux sociaux, unis dans un même combat, une même exigence de justice sociale face à un pouvoir méprisant les valeurs de notre République ! Nous et je, n’adhérons à aucun mouvement ou parti politique et nous ne sommes absolument inféodés à personne, nous sommes citoyens libres. Nous avons aussi constaté certains agissements parmi les forces de l’ordre, qui nous ont conduit sur les conseils de notre Sous-préfet, à effectuer une saisine auprès du Défenseur des Droits qui est toujours en cours d’instruction, nous avons également soutenu un Sous-Officier de Gendarmerie au comportement exemplaire, c’est pour nous un devoir.

Je pourrais continuer des pages et des pages pour relater quinze ans d’un travail acharné pour l’humain.

Mais notre principale mission concerne les privés d’emploi et les précaires, c’est d’avoir permis à de nombreuses personnes d’obtenir et de bénéficier de formations ou de dispositifs et ainsi accéder à l’emploi durable, ceci en lien étroit avec notre partenaire institutionnel Pôle Emploi. Nous réalisons un travail prolifique et efficace. Je vous rappelle que nous sommes reconnus comme interlocuteurs en notre qualité de membres du Comité Départemental de Liaison de Saône et Loire auprès de notre Service Public, Service, auquel nous sommes très attachés et nous avons pu, sur le plan national par l’action de notre belle fédération ou sur le plan local, participer à l’amélioration de l’accompagnement des privés d’emploi. Il y a quelques années, j’ai eu l’honneur d’être désigné par le Directeur Territorial de Pôle Emploi et sur avis du comité de liaison 71, pour représenter la Saône et Loire lors de travaux au Ministère des Solidarités, avec la présence du Directeur National de Pôle Emploi. C’est avec fierté que nous avons entendu Monsieur Bassères, dire que parfois notre fédération était en opposition, mais qu’elle était surtout une force de proposition très constructive.   Nous travaillons à améliorer les choses dans les parcours d’insertion et de formation.

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La nouvelle Directrice départementale de Pôle Emploi, nous consulte en vertu de nos expertises et nous fait l’honneur de nous accorder sa confiance.  Une adjointe de la Direction de Mâcon est en charge des relations avec notre syndicat, cela nous permet de répondre très vite à des utilisateurs du service Public et de résoudre nombre de problèmes individuels, qui sont des freins au retour vers l’emploi, c’est bien là le cœur de nos missions !

Nous n’avons pas la même philosophie que certains, qui fondent des associations à grand renfort de subventions (parfois croisées) qui se substituent à notre service Public, organisant des évènements que nous semblent très décalés, pour exemple la remise de prix à des dirigeants d’entreprise, cela est-il en corrélation avec les énormes subventions reçues sous prétexte d’insertion, nous ne le pensons pas ! Bien sûr Pôle Emploi est perfectible, comme toute entreprise humaine et nous participons activement à son amélioration, mais aussi défendons notre service public de l’Emploi et nous en sommes fiers. Fiers aussi d’une certaine reconnaissance, cette fierté est notre seule récompense. Dans une réunion de travail des agents Pôle Emploi au Creusot, à laquelle nous étions conviés, pour nous présenter aux nouveaux salariés de l’Agence, la Directrice, Claire Nomblot, a dit, parlant du MNCP « ils sont pour nous, des facilitateurs, vers l’emploi » Quel plaisir d’avoir cette reconnaissance-là. Nous intervenons, sans avoir le bénéfice des aides que perçoivent certaines associations, que vous connaissez si bien (et pour cause) et dont les résultats semblent légitimement discutables et pour le moins opaques (hors Missions Locales). Si l’on regarde le montant des aides versées à ces associations.  Si l’on divise le montant des subventions par le nombre de personnes, pour qui une solution pérenne a été offerte, les sommes ainsi obtenues semblent pour le moins disproportionnées, voir inquiétantes. Le nombre de salariés de ces structures pose également question ! Si nous comparons nos résultats en les individualisant de la même façon, prenant en compte la faiblesse de nos moyens financiers et que nous ne disposons que de bénévoles, cela ne fait aucun doute que nous sommes modestement dans des résultats supérieurs à ces associations sur dotées en financement de la part des collectivités locales et qui se superposent à notre Service public de l’emploi. Ce sont les citoyens qui abondent les caisses de nos communautés, ne l’oublions pas ! Nous avons donc un droit mais aussi un devoir de regard et de contrôle de nos élus, de leurs comportements ainsi que de leurs décisions. Il me semble que c’est là, un devoir citoyen, même si cela semble vous déplaire, voir vous agace.

Pour clore ce sujet, je vous rappelle notre implication auprès de l’ancien Haut-Commissaire d’Etat Martin Hirsch dans la création de son RSA, il nous avait reçu plusieurs fois au Ministère des Solidarités pour participer à des travaux, nous l’avons reçu au Creusot. Certes ce dispositif n’est pas parfait et ne solutionne pas les problèmes que nous avions évoqués avec Martin. Nous avons aussi apprécié le travail de Christophe Sirugue qui, quelques années plus tard, à essayer d’améliorer ce dispositif, qui reste malgré tout pour nous insatisfaisant.

Voilà Monsieur Marti, pourquoi je juge vos propos injustes, infondés, au pire faisant preuve d’une mauvaise foi récurrente et d’une malhonnêteté intellectuelle incommensurable.  Je vous invite à venir voir nos archives, nos dossiers, nos décisions de Prud’hommes, notre presse book, nos comptes etc. Nous, nous sommes fiers de ne rien avoir à cacher ! Je pense que vous auriez alors la dignité et l’honneur de revenir sur vos propos !             Après tout, l’erreur est humaine.

 

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Sur le plan personnel, j’ai bien compris que les actes de rétorsion que vous avez contre notre MNCP71, ne sont pas liés au travail de notre syndicat, mais exclusivement dirigés contre moi et mes exigences de justice et de clarté. Vous pensez me nuire, en vous en prenant à notre Syndicat. C’est une grosse erreur mon travail qui vous dérange tant, concerne une association Nationale nouvellement implantée en Saône et Loire et dont je suis membre adhérent, vous l’avez découverte dernièrement et vous serez très certainement amené à mieux la connaître dans un avenir proche, j’en resterai là, compte-tenu de l’actualité locale.

 

Un petit mot que Mr Pierre Arditi nous avait fait lors d’une rencontre organisée par le Maire PS d’Autun, devenu depuis député de la REM, il vous le confirmera !

 

 

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Vous ne me connaissez pas vraiment et vous me reprochez la fougue de mes engagements ! Je vous dois l’histoire de sa genèse qui remonte à très loin. Enfant, j’ai vu l’injustice et le rejet de l’autre à l’école déjà, à la maternelle Sud, mon premier copain se prénommait Gousmet, il avait les cheveux crépus, la peau plus foncée que la nôtre, il était moqué, écarté des groupes, c’était mon copain, mon frère de récréation, je l’ai défendu, il m’a défendu. Un jour il m’a annoncé qu’il repartait en Tunisie, son pays. Pour moi ce fut une infinie tristesse. Mais je garde de lui l’enseignement, qu’agir et être ensemble malgré nos différences, est une force mais surtout une richesse ! Ensuite enfant vint le temps du catéchisme, oh, plus par tradition que par conviction de la part de mes parents. Je ne suis pas croyant. Cette période est une des périodes où je me suis construit, j’ai eu le bonheur que notre catéchèse soit notre voisine la plus proche, Madame Marthe Dufour épouse de Camille, alors ouvrier, qui allait plus tard, devenir notre Maire. Marthe a été une personne discrète et engagée, elle a été un des piliers, fort de mes engagements d’adulte. Quelle tristesse de ne pas avoir pu l’accompagner pour son dernier voyage, à cause de cette pandémie dite COVID19, je pense à elle ! Je vous ai déjà parlé de ceux qui ont contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui.

En particulier la naissance d’une amitié forte et improbable mais surtout indéfectible avec le Colonel Challan Belval, héros de la résistance, Officier de l’Armée secrète dans le Vercors, zone Drôme, Saint-Cyrien. Aujourd’hui disparu, nous gardons le contact avec son épouse, Madame la Colonelle est aussi une très belle personne qui s’est engagée pour les autres. Mes amitiés et rencontres merveilleuses, avec Joseph La Picirella, héros du Vercors, avec le Général Roland Costa de Beauregard, Officier de Chasseur dans le Vercors, Raymond Aubrac et d’autres, ces gens-là m’ont donné le goût de l’honneur et du combat contre l’injustice, l’intolérance, contre toute forme de totalitarisme « la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre ». Je leurs dois au nom de l’amitié, fidélité et continuité de l’idéal qui les portait, nous leurs devons tous ! Mais il y a une chose que vous ne pouvez pas comprendre, vous utilisez des coups bas pour essayer de me mettre à terre, ce sont visiblement vos méthodes je vous laisse à votre conscience, car ce là sera peine perdue ! Monsieur le Maire, il y a une chose que ces gens m’ont laissé aussi en héritage, c’est la Résilience, ce mot c’est celui qui a accompagné tous ceux qui ont lutté pour la liberté. C’est le mot fondateur de la devise des Chasseurs Alpins du Lieutenant Tom Morel, sur le plateau des Glières « Vivre libre ou mourir ».   Résilience, honneur, altruisme, courage, sont dans mes gènes et ils me portent, dommage que ces mots-là vous soient étrangers, car alors vous auriez pu comprendre mes engagements et leurs forces.

Un autre chose à changer profondément ma vie !  Au tout début la création de notre Syndicat, il y avait parmi les membres de notre bureau un homme incroyable, d’une intelligence rare, d’une culture non moins incroyable. Jacques avait une voix et un charisme puissant, lors des assemblées et des débats, tout le monde se taisait pour l’écouter. Jacques était un précaire, avec un travail, non moins précaire dans une entreprise funéraire du Creusot. Il était pour nous tous une référence. Un jour pour sortir nos adhérents de leur morosité, nous avons un samedi soir organisé un Karaoké. J’ai dû insister pour qu’il y participe, il a fini par me dire « c’est pour vous, Pascal et Denise que je viendrai ». Cette soirée a été extraordinaire, Jacques a même chanté, nous l’avons tous écouté ébahis de ses talents vocaux, nous l’avons vu heureux, sourire, chanter, rire. Mais le lendemain, on m’a appelé pour me dire que l’on venait de retrouver Jacques pendu dans sa cave ! J’ai beaucoup culpabilisé, jusqu’au moment où une personne m’a expliqué que je n’y pouvais rien, que sa précarité était devenue pour lui trop lourde à porter. Cette personne avisée m’a dit que nous luis avions donné ses derniers instants de bonheur.

 

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C’est suite à cet évènement que j’ai changé et que mes indignations sont devenues colères contre toutes les injustices, cette colère a scellé mes engagements. Tout ça pour vous dire, que vos actes et vos méthodes pour le moins éloignés des valeurs du Socialisme et de l’humanisme, sont vains et inutiles, mais Il est vrai que je n’attends rien d’autre de votre part.  Vous ne m’abattrez pas, vous me renforcez et je vous en suis reconnaissant, je l’avoue.

Notre Syndicat va continuer son travail, il n’y a rien ici qui lui nuit au point de le tuer. Je vous ramène à mon courrier du mois de juin, en réponse à votre décision de nous enlever notre énorme subvention de 200€ (pas de quoi acheter un engin de guerre mortifère, un inutile porte-avions nucléaire), nous avions déjà programmé la fin de nos activités dans les derniers trimestres de l’année 2021.  J’étais censé être en retraite depuis 2019, le moment est venu, mais comme je vous l’avais dit nous avons encore quelques projets à mener à leur terme et à respecter nos engagements. Si vous pensiez influer où être à l’origine de la fin de notre structure par vos actes de rétorsion, vous vous trompez lourdement.  Nous irons au bout de nos missions, quoi qu’il arrive soyez en sûr !  Tout cela est déjà prévu et validé depuis deux ans, par nos camarades du bureau de notre mouvement, vous n’y avez de toute façon aucune influence, en dehors de nous éclairer sur votre personnalité. Personne ne pourra se prévaloir de nous nuire au point de nous tuer. Dans quelques mois, le Syndicat Libre des Chômeurs et des Précaires s’endormira pour un sommeil et un repos bien mérité, avec le sentiment du devoir accompli et avec une grande fierté d’avoir travaillé avec des gens magnifiques, je leurs dois tout. Une pensée particulière à Denise qui parfois à travailler des nuits à mes côtés pour terminer conclusions, dossiers, démarches etc., sans jamais m’en faire reproche, quand je vous dis, des gens merveilleux !

Quant à moi, porteur d’un handicap à plus de 80 % suite à une carrière bien remplie et à un accident dans mon travail dans l’Archéologie, je vais me consacrer à mes passions. Après le passage d’un examen, le certificat d’opérateur radio et l’attribution d’un indicatif officiel, il y a bientôt 20 ans, par notre autorité de tutelle, je compte bien réussir une liaison radio ou SSTV avec notre cosmonaute national, qui va dans quelque temps rejoindre la station Spatiale internationale (ISS).  Vous avez accueilli mes collègues de Chalon et de Montceau, au Creusot pour un précédent contact lors de la première mission de Thomas Pesquet en coopération avec l’ARISS. Je peux aussi être fier également d’appartenir à la grande famille des radioamateurs, famille mondiale et fraternelle « Si tous les gars du monde »

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Il me reste mes 20% de validité et je compte bien continuer à les utiliser dans le cadre de l’association dont je vous ai parlé tout à l’heure et que vous découvrirez de plus en plus localement et pour cause. Attaché à servir la justice, je me retrouve dans mes engagements auprès de cette association nationale. Vous voyez Monsieur le Maire, en vous en prenant au MNCP, vous vous êtes trompé de cible. Mais encore une fois, je n’ai même pas de haine envers qui que ce soit, soyez en sûr.  Il y a deux sortes de personnes, celles que l’on admire et celles que l’on ne considère pas et qu’il ne serait, de toute façon pas raisonnable de mépriser. Donc n’ayant aucune admiration pour votre personne, je vous laisse à vos manœuvres, qui dans tous les cas resteront désespérées.

Madame Dufour nous avait dit un jour « les enfants, n’oubliez pas quand on fait le bien il vous ait toujours rendu, mais n’oubliez pas non plus que pour le mal, il en est de même !

J’ai le regret de vous annoncer que vous allez devoir me supporter encore quelques années, que j’espère par ailleurs, encore nombreuses, à moins qu’un individu armé d’un couteau s’en prenne à moi de nouveau, mais ça !

Dans l’attente des réponses que vous voudrez bien apporter à nos questions.

Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de mon profond dévouement.

 

Le Secrétaire Général,

 

 

  1. GUILLEMOZ

 

 

PJ :

Mail de notre avocate du Cabinet Gavignet

Courrier de Monsieur Billardon du 12 mars 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

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